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"Il aurait fallu déclencher l'état d'urgence", estime Othman Nasrou, secrétaire général des Républicains

il y a 1 jour
2 min de lecture

Invité politique du "7.40" de franceinfo lundi 19 octobre, Othman Nasrou, Secrétaire général des Républicains, a déclaré qu'il "aurait fallu déclencher l'état d'urgence qui donne des moyens supplémentaires à la police" durant ce week-end marqué par des scènes de heurts et de pillages en France.


Othman Nasrou : Je ne suis pas de ceux qui réduisent ce qui se passe simplement à une question de personne. Je crois que les images qu'on a vues tout au long du week-end montrent combien la main de l'État tremble et combien nous sommes aujourd'hui face à un sentiment d'impunité qui atteint des proportions incroyables. Je ne crois pas que ça tienne simplement à la personne de M. Nuñez. Je crois que l'on paye des années de lâcheté.


Souhaitiez-vous sa démission ?


Au-delà de la question de M. Nuñez, c'est une question beaucoup plus profonde. Donc non, je ne suis pas là simplement pour dire qu'on remplace M. Nuñez par quelqu'un d'autre et que ça va tout régler. Nous avons des divergences avec M. Nuñez. Quand nous étions au ministère de l'Intérieur avec Bruno Retailleau, nous avions d'autres orientations, je crois que c'est assez évident. Néanmoins, je ne réduis pas la situation qui arrive simplement à une question de personne.


Comment expliquez-vous que les forces de l'ordre ont été dépassées samedi ?


Il y a des années et des années de lâcheté, où la main de l'État a tremblé. Je pense que nous ne nous sommes pas donné les moyens de mettre hors d'état de nuire les délinquants. On pourra y revenir sur la loi "casseurs-payeurs" et sur la réponse pénale. Nous portons des propositions extrêmement fermes parce que je crois vraiment que l'autorité de l'État a beaucoup reculé dans notre pays. Et puis, il y a très clairement pour moi le fait que nos policiers ne se sont probablement pas sentis soutenus ces derniers jours, notamment quand on leur a indiqué qu'ils ne faisaient pas suffisamment preuve d'empathie. Je crois qu'on a vu ce week-end combien ce qui était attendu d'eux n'était pas de l'empathie, mais bien de tenir tête à des délinquants chevronnés.


Emmanuel Macron s'est exprimé dimanche soir à la télévision. Trouvez-vous qu'il a été à la hauteur de la situation ?


Lorsque le président de la République a pris la parole, il a parlé, mais il n'a en réalité rien dit. Alors que cette prise de parole était très attendue, il n'a fait aucune annonce et il l'a fait au moment même où les pillages et les violences continuaient, notamment au sein de la capitale. Donc non, je ne comprends pas très bien cette intervention et j'aurais préféré qu'il prenne des dispositions fortes.


Lesquelles ? Voulez-vous l'état d'urgence, comme l'a proposé Bruno Retailleau ?


C'est exactement ce que nous avons proposé et nous avons vu d'ailleurs que puisque les violences se sont poursuivies, oui, il aurait fallu déclencher l'état d'urgence qui donne des moyens supplémentaires à la police, des moyens juridiques notamment, pour mettre hors d'état de nuire les casseurs et les mouvements d'ultra-gauche qui ont continué de sévir.


 
 
 

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